L'art de l'estompage
Publié dans : Revue, le mardi 02 avril 2013 par lnPremièrement, y'a pas d'secret : l'entraînement, l'entraînement, l'entraînement. Comme le dit si bien le proverbe, c'est en estompant qu'on obtient un beau make-up.
Mais il est vrai qu'avec du bon matériel, ça facilite un peu les choses. Pour ça, j'ai deux principaux types de pinceaux : les "fluffy" aux poils longs et souples, et les estompeurs aux poils plus denses et plus raides.
Pour estomper les bords d'un fard ou d'un maquillage, je commence toujours avec un pinceau à poils assez durs comme le E24 de Black Canvas ou le E35 de Sigma. Je commence par estomper sans ajout de matière, puis, petit à petit, je reprends du fard. Je ré-estompe, je reprends du fard, je ré-estompe, jusqu'à obtenir un résultat satisfaisant. Et je suis satisfaite quand l'effet est fumé, bien dégradé.


Je me sers aussi d'un petit pinceau boule de ELF pour appliquer la couleur juste dans mon creux de manière précise, que je dégrade vers le haut, toujours avec ce pinceau, avec des mouvements de balayage de gauche à droite (ou droite à gauche, on s'en fout).
Les fluffy sont par exemple les Bdellium Tools 785 ou le Sephora Creux de paupières 230. Souples, duveteux, je m'en sers pour poser ma touche lumière et pour fignoler l'estompage. La souplesse de leur poils permet de diffuser la matière sur une zone plus large comme l'arcade sourcillière. Je balaie cette zone avec un fard plus clair, pour estomper la couleur du creux.
Avec ces trois types de pinceaux, j'arrive à moduler la profondeur des fards appliqués, à jouer sur l'effet fumé, à "blender" le tout correctement.
Au niveau de la qualité des poils, je préfère les poils naturels, plus doux. Quoique les Real Techniques, avec leurs poils en Tacklon, sont vraiment très doux aussi. Mais je n'aime pas leur estompeur boule, trop gros à mon goût.
Enfin, le travail sera d'autant plus facile si vous utilisez des fards de même tonalité et d'intensité croissante. En dégradant ces 2, 3 voire 4 fards, vous obtiendrez un résultat diffus, un effet fumé, estompé.
Voici quelques exemples de fards que j'utilise régulièrement dans mes maquillages (des MakeUpGeek pour pas changer):




Vous remarquerez qu'ils sont, pour la plupart mats : cela permet de mettre en avant la couleur posée sur la paupière mobile. Si vous posez uniquement des fards irisés, le maquillage paraîtra chargé. Après, cela peut être un parti pris, dans le cadre d'un make-up coloré par exemple.
Seule la touche lumière, que l'on pose juste en dessous du sourcil et en coin interne de l'oeil, peut être irisée afin d'apporter de la luminosité au regard. Les fards mats permettent de structurer le regard, d'approfondir le maquillage, de donner du relief.
En résumé :
- un fard irisé permet de mettre en avant
- un fard mat permet de structurer
- les couleurs claires donnent du volume, du bombé
- les couleurs foncées creusent.
Mais il faut garder à l'esprit une chose : rien n'est gravé dans le marbre, vous faites comme bon vous semble. Je partage ici mes "trucs et astuces", en aucun cas il s'agit d'établir une règle.
Voilà, j'espère que ces quelques conseils vous auront éclairé sur les mystères de l'estompage. Bien sûr, n'hésitez pas à me poser vos questions, je serais ravie d'y répondre.














































